Je vais mieux

24 janvier 21Livre

Je vais mieux de David Foenkinos

Le mal de dos , « mal du siècle », concerne 9 français sur 10 !

Les causes sont nombreuses

  • mauvaises positions, postures (avachi dans un canapé)
  • sédentarité (fonte de la masse musculaire)
  • excès de poids
  • mauvaises literies
  • stress

et si le mal de dos pouvait également venir d’ailleurs…

Un livre captivant, dans lequel chacun s’y retrouve un peu, on peut suivre le narrateur jour après jour dans son cheminement vers le soulagement de la douleur.

Résumé

« Un jour, je me suis réveillé avec une inexplicable douleur dans le dos. Je pensais que cela passerait, mais non. J’ai tout essayé… J’ai été tour à tour inquiet, désespéré, tenté par le paranormal. Ma vie a commencé à partir dans tous les sens. J’ai eu des problèmes au travail, dans mon couple, avec mes parents, avec mes enfants. Je ne savais plus que faire pour aller mieux… Et puis, j’ai fini par comprendre. »

Extrait 1

« J’ai fait demi-tour pour retrouver le médecin :

  • vous êtes certain ?
  • Oui . Vos radios sont limpides.
  • Est-ce que ça arrive qu’on ne décèle rien pendant une IRM alors qu’il y a quelque chose ?
  • Non. L’examen peut susciter des approfondissements, mais il repère forcément l’essentiel.
  • Comment expliquez-vous ma douleur alors ?
  • Il peut y avoir plein de causes. Le stress notamment. Il faut vous détendre. Au vu de votre réaction, je me dis que c’est sûrement ça…
  • Mais alors quoi ? Il faut que je me repose, que je reste chez moi ?
  • Non, ce n’est pas indiqué. Beaucoup font cette erreur. Le repos prolongé est contre-indiqué. Ça n’atténue pas la douleur et ça provoque une fonte musculaire progressive…
  • Bon, je vous souhaite une bonne journée. Je vous laisse passer au secrétariat pour les formalités.

Il s’est éloigné vers d’autres aventures, d’autres IRM, d’autres dos. Il avait raison, j’étais complètement stressé, surtout depuis quelques jours. L’angoisse progressait en moi, et je ne comprenais pas pourquoi l’annonce qu’il venait de me faire ne provoquait pas un immense soulagement. Aurais-je voulu être malade ? C’est étrange, mais au moment où je m’étais imaginé mourant, j’avais pensé que ma vie entière allait se trouver simplifiée. Mes enfants reviendraient près de moi, on m’épargnerait au travail, mes parents seraient enfin aimants, que sais-je encore, j’avais fantasmé inconsciemment sur le torrent de compassion que provoquerait l’annonce de ma mort imminente….. »

Extrait 2

« Ainsi pouvait continuer la liste des blessures anodines… Des dizaines de petites contrariétés formaient peut-être un mal ? Notre douleur serait la somme de nos riens ratés. Si je réglais tout ça, je n’aurais plus mal au dos. Pour certains de ces regrets, il était trop tard ; mais pour d’autres, tout était encore possible. Il n’y a pas de prescription à nos frustrations. On pense que c’est trop tard, mais non : rien ne nous empêche d’aller revoir quelqu’un dix ou vingt ans plus tard pour poursuivre une discussion mal terminée. Par exemple, cette histoire de coiffeur. Je ne pouvais pas oublier avec qu’elle négligence on m’avait mis entre les mains d’un apprenti qui m’avait massacré. Ce jour là, je m’étais transformé en cobaye. Après le drame, j’étais resté immobile devant le miroir. J’allais passer l’été à me cacher, pensais-je. Anticipant ma réaction, tous les coiffeurs du salon se sont approchés. Avec une mauvaise foi hallucinante, ils ont vanté le génie créatif de l’apprenti. Personne n’admit que j’avais été victime d’un Hiroshima du ciseau. Je vois encore leurs sourires solidaires. Mais dans ce souvenir, ce que je déteste par-dessus tout c’est ma propre réaction. Je me suis mis à sourire aussi. Y songer me donne encore des frissons. Et si mon mal de dos était né là ? »

Bonne lecture !

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